L’Australien Brenton Tarrant, suprémaciste blanc condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle pour le massacre raciste de 51 fidèles dans deux mosquées à Christchurch en 2019, a entamé un appel devant la Cour d’appel de Nouvelle-Zélande.
Dans une audience très médiatisée à Wellington, il soutient que lorsqu’il avait plaidé coupable en mars 2020, il n’était pas en état de prendre des décisions rationnelles, en raison de conditions de détention “inhumaines” et éprouvantes qu’il dit avoir subies avant son procès. Ses avocats demandent donc que ses plaidoiries soient annulées et éventuellement renvoyées à un nouveau procès.
Le Parquet et de nombreux observateurs s’opposent à cette démarche, arguant qu’il avait eu plusieurs occasions d’exprimer ses inquiétudes plus tôt et que des experts n’ont pas confirmé une altération grave de ses capacités mentales au moment des aveux.